PAROLES

 

Brûle ta peur !

 

Brûle ta peur

Efface les traces

Brise et casse

Et montre-leur

Incendie, frappe

Cours, démolis

Cogne et tape

Ris et détruis

 

S’il faut que jeunesse se passe

La mienne va vous laisser des traces

 

Jeunesse enragée

Jeunesse révoltée

 

Recrache la soupe

Que les médias

Te font gober

A tour de bras

Prends tous les trains

Explose et traîne

Donne-moi la main

Dégueule ta haine

 

S'il faut que jeunesse se passe

La mienne va vous laisser des traces

Jeunesse doit se passer, n’est-ce pas ?

La mienne ne se soumettra pas !

 

Flambe tes rêves

Choisis le feu

Refuse la trêve

Ouvre les yeux

Joue ton destin

Crache et gueule

Tu verras bien

Tu n’es pas seul

 

 

 

 

Destin scellé

 

Etouffé par la solitude

Je n'arriverai jamais au bout de la rue

A force de marcher à reculons

Je n’aurai bientôt plus un rond

Et s’il faut vendre mon âme au diable

Je voudrais un jour être normal

 

Je demande pas ma liberté

Mon destin est déjà scellé

Je demande pas ma liberté

Mon destin est déjà scellé

Je demande pas ma liberté

Non pas ma liberté !

 

Je me suis fait assommer par les médias

Personne ne pouvait plus compter sur moi

J’ai déjà perdu mon ange gardien

Et bientôt je ne serai plus rien

Et s’il faut vendre mon âme au diable

J’espère un jour retrouver le calme

 

Dans ma vie je n'ai eu qu’un rêve

L’espoir qu’un jour mon malheur s’achève

C’est vraiment tout ce qui me ferait envie

Avant d'aller rejoindre le paradis

Mais si le destin m’invite à sa table

Jamais je ne vendrai mon âme au diable

 

 

 

Dix mois pourquoi ?

Dix mois au service de la nation

Dix mois gouvernés par des cons

Dix mois pour apprendre à tuer

Une balle pour tous ces enculés

 

 

Service militaire

Pour apprendre à faire la guerre

Service militaire

Tu découvriras l'enfer

 

 

Dix mois sans avoir le droit d'penser

Dix mois passés à se la fermer

Dix mois avec une arme dans les mains

La guerre c'est pour demain

 

 

Non je ne veux pas faire la guerre

Et aller tout droit en enfer

Le service c'est pas pour moi

Dix mois pourquoi ?

 

 

Service militaire

Moi je ne veux pas faire la guerre

Service militaire

Je ne crèverai pas en enfer !

 

 

 

 

En trois mots

 

Métro

Boulot

Dodo

Ces trois mots vous montrent à quel point...

 

La situation s'est ancrée

Dans le coeur de tous les Français,

A quel point ils nous ont piégés

Pour subvenir à leurs excès,

Et comment ils ont réussi

A dérober toutes nos envies,

A faire de nous un tas de moutons.

Pleurez pour nous, soyez bénis !

 

Métro

Boulot

Dodo

Ces trois mots vous montrent à quel point...

 

C'est difficile de se révolter

Quand les Français, conditionnés,

Sont occupés à travailler

Pour pouvoir chanter tout l'été.

Responsable de notre ennui,

Cet état nous prend pour des cons.

Il ne nous laisse que des interdits.

Je crache sur toi, toi ma patrie !

 

Ah ! Ah! Ah! Ils nous ont bien eus,

Ils sont entrés dans les foyers et nous ont lobotomisés

Ah ! Ah ! Ah ! Ils nous ont vaincus,

Trop peux nombreux pour nous défendre, ils nous faut nous organiser.

 

Ah ! Ah ! Ah ! Nous, on se battra !

Même si on est minoritaire, nos squats sont là, ce sont nos terres.

Ah ! Ah ! Ah ! On ne se rendra pas !

Notre âme est notre liberté, nous ferons tout pour la garder

 

 

 

 

LA MORT EN BLANC

 

 

A peine redescendu

Et dans ta tête une seule idée

Celle dont tu ne veux plus

Que tu pensais oublier

Tout ces gens en train de s’amuser

Toi au milieu seul et perdu

Tu essaies de t’intégrer

Mais pour toi c’est foutu

 

Ton cerveau, ton corps sont H.S.

Pour la vie t’éprouves de la rancœur

Tu as juste à faire un S.O.S.

Mais tu souffres, tu vis dans LA PEUR

Pourtant quelle douce sensation

Cette vague dans ton corps

Quelle foutue damnation

Flirter avec la Mort

 

On a glorifié des héros

Mais celle-là est une tueuse

Pour elle pas besoin de faux

Son arme, c’est la shooteuse

 

Tes rails ne portent plus de trains

Tes pompes ne servent plus à marcher

Chasser le dragon quotidien

Et voyager dans ta cité

En sniff, en fix, ou en fumée

Ta femme te suce le sang

Mais tu ne veux plus te passer

De ta compagne en blanc

 

Tu aimerais renverser la vapeur

Mais tu doutes à présent de toi

La résignation, la torpeur

T’empêchent de faire le premier pas

Pourtant à toi seul de choisir

Ton retour à la vie

Y aura du monde pour t’applaudir

La liberté n’a pas de prix

 

On a glorifié des héros

Mais celle-là est une tueuse

Pour elle pas besoin de faux

Son arme, c’est la shooteuse

 

On a glorifié des héros

Mais celle-là n’est pas une déesse

Pour elle pas besoin de faux

Son arme, c’est ta détresse

 

 

 

S.O.S.

 

 

Quand ils m’ont enfin relâché

De ce putain de H.P.

Je me suis dit : ça y est

Je suis enfin un homme libéré

Ce qu’ils m’avaient pas dit

C’est qu’en sortant

Je ne serai jamais

Qu’un légume ambulant

 

Dans ma tête

 

S.O.S. 

 

H.P.

 

Quand je me suis retrouvé dehors

Je n’étais qu’un peu plus mort

Quand je me suis retrouvé dehors

Je me suis dit : ils ont eu tort

Quand j’ai voulu y retourner

Ils m’ont dit : « On vous a déjà soigné »

Quand j’ai voulu y retourner

Ils m’ont jeté ces enculés

 

 

 

TIRE-TOI !

 

 

Je ne suis pas celui que tu crois

Celui qui décrochera la lune pour toi

Derrière mon visage d’enfant

Je m’amuse, je te mens

 

Mais ne me regarde pas comme ça

Non pas avec ces yeux-là

Je sais très bien ce que tu veux

Mais pour moi ce n’est qu’un jeu

 

TIRE-TOI !

 

Mais tu t’accroches tu t’obstines

Juste pour la moiteur d’une pine

J’ai beau t’envoyer chier

Tu continues à t’exciter

 

TIRE-TOI !

 

Finalement l’alcool aidant

On est montés à l’appartement

Ton corps dévêtu sur moi

Ne me laissa pas si froid

 

Quel horreur ! Quel dégoût !

Quand je t’ai touché les couilles

Tu avais bien caché ton jeu

Car toi aussi tu en avais deux

 

TIRE-TOI !

 

 

 

 

VIOLENCES

 

Des mots VIOLENCES

Et dans mon sang de la démence

Archives écran avant après

Car demain est hier en France

Je ne ferai plus de compromis

 

Rage en sang veines incandescentes

Votre hypocrisie m’impatiente

Comment oublier ces pavés

Qu’on jetait dans vos gueules d’enculés ?

 

Pour que demain nous appartienne

N’hésitons pas à le braquer

Pour ce futur qui brûle nos veines

N’attendons plus pour tout casser

 

Fiction espoir ensanglantés

Retournons la situation

Violence démence la vérité

Je me fous de votre pardon

 

Je crache sur votre sécurité

Vos idéaux si mal placés

Passé présent je renie tout

Aujourd’hui l’avenir est à nous

 

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